Aller à : Accéder au contenu Accéder à la recherche Accéder au menu principal

Fil de navigation

Étudiante en philosophie (dans une vie précédente ​à ma vie de bibliothécaire !)​ et en ce temps inédit de confinement, des questionnements ​ont surgi...
Comme pour la plupart d’entre nous, j’ai été prise d’angoisse par moments, devant des journées devenues soudain interminables, vidées de tous ces trajets, rythmes, tâches ou loisirs qui faisaient mon quotidien...

Pour essayer de mieux comprendre et exprimer ces sentiments, ​j’ai recherché les publications des philosophes contemporains que j’affectionne parmi mes maîtres.
​C'est ainsi que j'ai découvert la rubrique hebdomadaire que Pier Aldo Rovatti, philosophe italien, tient dans le quotidien de Trieste « Il piccolo ».
Pier Aldo Rovatti a enseigné la Philosophie contemporaine à l’Université de Trieste. Il dirige depuis les années '70, la revue « aut aut » et a fondé en 2014 l'École de Philosophie de Trieste, laboratoire de réflexion collective.

Héritier de la pensée de Nietzsche, de Foucault et du courant phénoménologique, il s'attaque aux prétentions d'absolu et de vérité de la philosophie et explore sans dogme le sujet moderne, les concepts de cohabitation, de silence, de folie, de jeu...
J'admire chez Pier Aldo Rovatti, comme il le disait lui même au sujet de Jacques Deridda*, « sa modalité du philosopher sans jamais avoir recours à ce ton grandiloquent qui caractérise souvent l’insolence de la philosophie »*.

C’est en effet, il me semble, en toute simplicité qu’il a su dire ce qu’est vivre dans cette pause... dont voici le texte qu'il a autorisé la médiathèque à traduire de l'italien pour vous aujourd'hui.

 

*Derrida, c'est qui déjà ? dans Rue Descartes 2014/3 (n° 82), pages 129 à 131